Il n’est peut-être pas de notre ressort de connaître les déséquilibres exacts que nous avons engendrés sur la planète,
mais, en revanche, il est de notre capacité d’être responsables du Vivant, ici et maintenant.
Récupérer apparaît comme l’un des grands thèmes des années futures. Mais récupérer est un art,
comme tout ce qui touche à l’essence même de la vie.
La récupération met toutes les forces de la vie en jeu. Il ne suffit pas, de nouveau, et
éternellement dans une glissade sans fin, de faire de simples collectes sur le même principe que l’industrialisation abusive, et supprimer l’accès individuel au déchet.
Nous pouvons avant tout, chacun d’entre nous, nous resservir de notre propre consommation en
nous penchant sur nous même, sur nos besoins réels, sur le sens que nous donnons à notre existence, personnellement vis à vis de ce qui nous entoure, qui nous compose et de ce que nous
composons.
Un objet qui ne sert plus ne peut-il plus servir sous prétexte que certains lui ont attribué un
nom, une norme et une fonction ? La fleur s’épanouit, rend sa semence, fruit de ses actes, et retourne au sol, puis revient dans la multitude s’épanouir de nouveau en puissance, en attendant
patiemment l’heure de sa naissance, puis de sa nouvelle maturité, ainsi va la source, ainsi va la rivière, ainsi va la mer…
Surexploitation des ressources naturelles, accumulation de
déchets dans les écosystèmes. Face à ce double constat, les recommandations du sommet de la terre de Rio de 1992 invitent les pays industrialisés à adopter des modes de gestion rationnels et
durables des milieux naturels qu’ils exploitent, à stabiliser voire réduire le volume des déchets qu’ils produisent et à se doter de programmes efficaces de valorisation.
Alors que la
communauté scientifique, l’opinion publique et les responsables politiques prennent conscience de la gravité du problème de la gestion des déchets, de nombreux acteurs de la société civile et des
pouvoirs publics se mobilisent pour y faire face :
Des collectivités mettent en place des infrastructures de collecte et tri sélectif, des industriels modifient leur produits ou leurs méthodes de production
(éco-conception, dématérialisation, symbioses industrielles) ou réduisent le volume de leurs emballages, pour participer à la réduction du volume des déchets « à la source »,
Des producteurs agricoles, des éleveurs reviennent à des
pratiques culturales naturelles (méthodes biologiques), où les déchets créés sont intégralement réintroduits dans le cycle productif, des consommateurs modifient leurs habitudes de consommation
et de mise au rebut,
Des associations participent à la sensibilisation de tous sur la
nécessité de mieux gérer les déchets et de respecter notre environnement naturel et humain, des designers,
Des artistes et des artisans développent des techniques et des
savoir-faire originaux pour réemployer les déchets divers produits par la société dans laquelle ils évoluent.
Avec la réduction à la source, la récupération (collecte et tri), la réutilisation, le réemploi et le
recyclage des déchets se présentent comme des initiatives positives pour une meilleure gestion des déchets.